La semaine dernière j’étais au marché de Battant et un type m’a regardée comme si j’avais vingt ans de moins. Pas un regard poli. Un regard qui déshabille. Un regard qui dit clairement ce qu’il voudrait faire. Je suis rentrée chez moi et je me suis touchée en pensant à lui. À ce qu’il aurait pu me dire. Aux mots qu’il aurait utilisés.
Voilà où j’en suis à cinquante-six ans. Je fantasme sur des inconnus au marché et je me masturbe en imaginant des conversations que je n’aurai jamais. Pathétique peut-être mais c’est comme ça. Mon ex me disait que j’étais trop exigeante. Trop ceci. Trop cela. Maintenant je suis seule à Besançon et j’assume complètement ce que je veux.
Je cherche des hommes qui savent écrire. Qui savent créer du désir avec des phrases. Pas des photos de bite envoyées en trois messages. Pas des mecs qui confondent tchat et catalogue. Je veux des rencontres sexy par les mots d’abord. Sentir qu’un homme me veut vraiment. Qu’il prend le temps de construire quelque chose entre nous avant de passer à autre chose.
Grande un mètre soixante-dix-huit. Mince. Cheveux longs encore blonds naturels. Seins qui tiennent sans soutien-gorge. Oui je précise parce que visiblement ça compte pour vous. Mais moi ce qui me fait mouiller c’est l’intelligence. La capacité à me surprendre. À me faire attendre. Si tu sais faire ça écris-moi.