Canal Saint-Martin, sous-titreuse et tchat à double sens
22 octobre 2026
Mon métier, c'est de faire tenir une réplique en quarante caractères sans trahir ce qu'elle veut dire. J'ai donc un goût immodéré pour les phrases courtes qui en disent long. Un dimanche, un cinéphile m'a envoyé une réplique de film culte en me demandant de la sous-titrer « pour adultes ». J'ai relevé le défi, il a enchaîné avec une autre, et nous avons sous-titré la moitié d'un classique avant l'aube, en riant comme des bossus. Cette rencontre tchat à double sens m'amuse plus que tous les dîners en ville. Divorcée depuis cinq ans, je sais ce qui me plaît : l'esprit, la précision, une audace bien dosée. Si nos dialogues tiennent la route, on prendra un verre au bord du canal, entre deux écluses. Envoie-moi ta réplique, je la traduirai à ma façon.
Quand je suis connectéeLe soir après mes livraisons de fichiers, souvent tard, et quelques après-midis en semaine selon mes délais.
Ce qui me plaîtDes répliques courtes et chargées, des allusions à décoder, des jeux autour des films qu'on aime, puis un verre le long du canal.
Ce que je ne veux pasLes tirades interminables, les fautes de goût répétées et les hommes qui confondent humour et grossièreté.