La machine à café est tombée en panne hier matin. Personne pour venir la réparer avant la semaine prochaine. Du coup on se retrouve tous dans le couloir du troisième étage, à attendre notre tour devant celle qui marche encore, celle qui crache un truc noirâtre qu’on fait semblant d’apprécier. Hier justement, un type de la compta m’a regardée différemment. Pas le regard habituel. Un truc plus long, plus appuyé. J’ai senti mes joues chauffer et j’ai baissé les yeux sur mon gobelet comme une idiote.
Le problème c’est que depuis, je pense à lui. Enfin non, pas vraiment à lui. À cette sensation. Ce petit vertige quand quelqu’un te regarde vraiment. Ça m’a rappelé que j’avais envie de ça. D’un regard qui s’attarde. D’une conversation coquine qui commence innocemment et qui dérive vers des endroits qu’on n’avait pas prévus.
Je suis de Prunelli-di-Fiumorbo, je bosse dans l’administratif, et franchement ma vie est d’un ennui mortel. Mais j’ai découvert que les mots pouvaient changer ça. Qu’un échange bien mené pouvait faire monter la température plus vite qu’une main qui s’aventure. Alors voilà, je cherche quelqu’un qui sait écrire, qui sait prendre son temps, qui comprend qu’une phrase bien tournée peut faire plus d’effet qu’une photo.
Si t’es du coin ou de passage, si t’aimes les discussions qui glissent lentement vers l’interdit, écris-moi.