Je passe mes journées entre deux bibliothèques et mes nuits à corriger des copies. Quarante-huit ans et je me retrouve à chercher sur un site de chat ce que je ne trouve plus ailleurs. Le frisson d’une conversation qui dérape doucement.
Fort-de-France la nuit c’est beau mais c’est silencieux. Trop silencieux pour ce qui bouillonne en moi depuis des mois.
Je veux des mots qui glissent. Des phrases qui effleurent. Un homme qui sait prendre son temps dans l’échange. Pas besoin de se presser. Pas besoin de tout dire d’un coup. J’aime quand ça monte lentement. Quand on devine avant de savoir.
Tu es du genre à laisser traîner une phrase. À suggérer plutôt qu’à montrer. À comprendre ce qui se passe entre les lignes. Alors peut-être qu’on pourrait tchatter. Voir où ça nous mène. Si l’envie devient trop forte on verra pour se croiser. Mais d’abord les mots. D’abord cette tension qui se construit message après message.
Laurence. Étudiante tardive. Voisine de quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il rate.